Yearly Archive 2022

ByChronica

Chronica lance la collection “Un Futur Simple”…

Jusqu’ici essentiellement concentrés sur des ouvrages en lien avec le sport ou la musique, nous sommes heureux de vous dévoiler une nouvelle collection. Son nom ? “Un Futur Simple”. Elle a pour vocation de décrypter, via des ouvrages pratiques ou des thèmes spécifiques, les grandes tendances du moment liées au numérique et aux évolutions technologiques.

Via des ouvrages qualitatifs et modernes, “Un Futur Simple” s’adresse à un public curieux, désireux de mieux comprendre les enjeux de demain et les évolutions du monde sous l’impulsion des nouvelles technologies du digital.

Le premier ouvrage de cette collection est écrit par François Remy, journaliste économique (Trends-Tendances, Les affaires, Numerama…): “Comment les banques kidnappent le bitcoin“. Sortie le 15 Octobre dans toutes les bonnes librairies. Mais déjà en précommande.

 

Voici le pitch du livre “Comment les banques kidnappent le bitcoin

Les banques, même celles les plus virulentes à l’égard de la monnaie numérique par le passé, expérimentent ainsi des produits et services crypto. Et cela, tout en profitant de l’oreille attentive des gendarmes financiers pour leur inspirer des règles favorables au secteur bancaire.

Il faut dire qu’à cause du scepticisme des banquiers et économistes classiques, le système financier a accumulé un lourd retard face à l’innovation du bitcoin. Cet ingénieux concentré de 40 ans de recherches en réseautique et cryptographie a posé les bases d’un monde alternatif de la finance. Sans autorité centrale, sans intermédiaire,… Autrement dit, sans les banques.  La création du bitcoin a donné l’impulsion à une nouvelle industrie mondiale, un nouvel écosystème sans frontière physique, un nouvel univers de la finance décentralisée. Particuliers, entreprises et maintenant même gouvernements (le Salvador étant devenu le premier pays à promouvoir le bitcoin comme monnaie légale à part entière) semblent de plus en plus rallier la cause crypto.

Le système bancaire, pilier des Etats et des économies, ne peut décemment pas se laisser contourner par les flux financiers en monnaies numériques. À chaque évolution ou choc des marchés, les banques sont finalement parvenues à faire de l’argent. Leur grand remplacement inspiré par la blockchain bitcoin n’aura donc pas lieu. Au contraire, treize ans après son invention, le protocole informatique open source de la première cryptomonnaie fonctionnelle de l’histoire a intégré l’esprit des banquiers et s’implémente discrètement dans les canaux de l’industrie bancaire. Certainement pas de façon aussi assumée que pour des technologies moins subversives telles que les apps, les chatbots ou les objets connectés. Pourtant, nous assistons bien au kidnapping du bitcoin par les banques. Il suffit d’observer les concepts émergents de blockchainisation des procédés, tokenisation des produits et cryptoisation des services bancaires. La profondeur de cette transformation digitale reste imprécise pour l’heure, mais la banque préfère évidemment garder les clients dans un environnement qu’elle contrôle plutôt que de les abandonner dans une nouvelle jungle fintech dévoilée par le bitcoin…

Précommandez le livre maintenant

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Londres 1968 : plongée dans le making of avec Brice et Aurélien

Quatre mois après sa sortie et sa promo animée et bien remplie, nous avons décidé de vous proposer un petit flash-back sur la genèse de la BD « Londres 1968 ». Pour cela, quoi de mieux que de donner la parole aux auteurs ? Nous avons interrogé Aurélien Baudinat et Brice Depasse sur la genèse de cette première BD « La Story Nostalgie ». Ils nous plongent dans les coulisses du projet…

Comment un dessinateur français rencontre et commence à travailler avec un animateur radio belge ?
Aurélien :
Un jour, une amie commune sur Facebook m’a relayé une annonce de Brice cherchant un dessinateur pour un projet. Je lui ai écrit, il a regardé et apprécié mon travail, et nous nous sommes entendus. Grâce à lui, j’ai d’abord travaillé pour Nostalgie qui cherchait également un illustrateur puis nous avons travaillé sur le livre à distance, moi étant en France et lui en Belgique. Nous nous sommes vus pour la première fois en vrai lors du lancement de notre livre…

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans une BD sur l’histoire de Dan Lacksman ?
Brice : L’idée de la série est à la fois de montrer une ville à un moment déterminant de l’histoire de notre Pop Culture mais aussi de prendre un héros anonyme dont le destin est bouleversé par une des grandes figures de la musique. Il était donc tentant de prendre comme premier personnage principal, le Dan Lacksman de 18 ans qui part à la rencontre des Beatles, en vrai, en 1968. Une histoire qu’il m’avait racontée et que j’avais transformée en nouvelle il y a quelques années.

Le projet de base n’était pourtant pas d’évoquer une ville à une période bien précise. Comment en êtes-vous arrivé à “Londres 1968” ?
Aurélien : Initialement, nous devions nous concentrer sur un épisode phare et déclencheur d’un futur succès d’un artiste… et pour ne pas avoir de problème de droits et pour fédérer notre lectorat avec plus de références, nous avons finalement choisi une ville, une année. Plus rassembleur et finalement plus pop.

Brice : Oui, le projet initial était une série thématique sans titre générique si ce n’est une série de prénoms, ceux de légendes de la musique dont nous devions raconter la jeunesse. Le premier tome devait s’intituler Freddie ; la couverture et les premières pages étaient déjà réalisées quand des doutes ont été soulevés sur le risque d’une procédure par les héritiers de Freddie Mercury. Ce fut l’occasion de repenser la série vers quelque chose de plus proche de l’esprit de La Story.

Au final, Londres 1968 ne parle pas directement des Beatles. Pourquoi ce parti-pris ?
Brice :
Parce qu’il s’agit surtout de raconter l’impact que ces musiciens ont eu sur les jeunes de l’époque. Nous aimons beaucoup faire revivre les époques, montrer comment cela se passait. Et puis c’est très marrant de faire débuter l’histoire à Bruxelles, une des rares capitales où les Beatles n’ont jamais joué.

Aurélien : Et puis on voulait avant tout raconter l’émergence et le foisonnement créatif d’un lieu, d’une ville en l’occurrence, à une période précise. Pour montrer que beaucoup d’artistes se trouvaient au même endroit au même moment avant d’émerger…

Pourquoi avoir choisi de travailler avec Chronica, un jeune studio d’édition et pas une grande maison classique ?
Brice : parce que c’est un éditeur qui n’arrête pas de travailler une fois le livre arrivé en librairie. Le marketing et les relations publiques c’est au moins aussi important que la réalisation du livre si on veut qu’il rencontre son public.

Aurélien : Pour sa confiance et sa foi à concevoir sans barrière quelque chose de nouveau, en cassant les codes, et pour le dynamisme et la sympathie de son dirigeant.

En quoi le livre “Londres 1968” casse-t-il les codes classiques de la BD selon vous ?
Aurélien : De part ses influences à la fois des comics américains, de la BD franco-belge et du roman graphique.

Brice : C’est la Bande Dessinée d’un conteur radiophonique. C’est Aurélien qui a voulu qu’on entende ma voix. Alors on a mêlé les deux narrations mais sans approche systématique, privilégiant les grandes cases graphiques quand elles le nécessitaient (le cadre psychédélique de la période évoquée le valait bien).

Aurélien, les dessins mélangent à la fois des décors et des personnages très réalistes et des portraits un peu plus naïfs. Pourquoi ce choix ?
Aurélien : Pour rendre plus réaliste ce qui parait inatteignable, plus encore aujourd’hui, à savoir approcher facilement une star, et aussi pour rendre plus enfantin, plus naïf  et rêveur le groupe de fans. C’est un parti pris. Je garde aussi une préférence pour la partie plus illustrative mariée aux textes et montage photo. Je vois les dessins narratifs plus comme des notes aussi.

Quels ont été les difficultés d’un projet comme celui-là ?
Brice : Que tout soit authentique. Même s’il y a des éléments de fiction, le corps de l’histoire est vrai. Il fallait donc que tout ce qui y est montré soit raccord avec la réalité de l’époque : la technologie, l’état des bâtiments, les tenues vestimentaires, la chronologie des films à l’affiche et des disques parus. Cela n’a pas empêché Aurélien de donner les traits de gens que nous fréquentons tous les jours aux personnages secondaires ou de fiction.

Aurélien : Pour moi, je dirais, principalement, le démarrage, ce qui est normal, notamment concernant la recherche et la trouvaille du concept. Puis je dirais aussi le timing pour remettre le livre à l’imprimeur, une fois les choses enclenchées avec les différents partenaires, le livre ayant été réalisé (du dessin à la mise en page complète par l’auteur), en un temps record. Un beau challenge pour nous.

Au fond, quel public ce type d’ouvrage cible-t-il ? Les fans des Beatles ? Ceux de Dan Lacksman ?
Brice : Je pense qu’il ne faut pas être un fan des sixties, des Beatles ou de Telex pour apprécier cette BD dont l’histoire est universelle. Que se passe-t-il quand un jeune fan rencontre ses idoles. Garde-t-il de l’or sur les doigts ? Est-il déçu ? Sa vie est-elle transformée ? Et le fait qu’il s’agisse d’un personnage au départ timide qui ose faire ce que personne n’oserait est une belle leçon de vie. Et puis il y a aussi la ville de Londres parmi les personnages, tellement habitée, si bouillonnante de vie, de liberté et de musique.

Aurélien : À mon sens, les fans d’histoires et d’anecdotes nostalgiques avant tout. Tout le monde ne connait pas Dan Lacksman. C’est un fil conducteur qui sert aussi la conclusion de notre histoire, très bien définie par Brice : il faut avant tout toujours croire en ses rêves.

Londres 1968 est disponible en version classique dans toutes les librairies, sur chronica-shop ou sur Amazon. Et en édition limitée à 250 exemplaires sur Chronica-shop.